Le Pur Sang Anglais

Le Pur Sang Anglais

Cette race est assez récente, elle est issue de croisements entre des juments locales de Grande Bretagne et de pur sang arabe. C'est un exemple de réussite d'élevage sélectif et son influence comme améliorateur est devenu aussi importante que pour le pur-sang arabe.

De nombreux faits permettent de faire remonter son origine à l'influence de 3 étalons entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle :

Ces trois étalons sont considérés comme étant les fondateurs de la race, et furent importés en Grande-Bretagne, entre 1682 et 1728. Ils s'appellent : Byerley Turk , Darley Arabian et Godolphin Arabian.

  • Byerley Turk : cheval noir pur-sang arabe, il serait né en 1680. Ramené par son propriétaire, le Colonel Robert Byerley qui lui donna son nom, il avait été capturé lors de la bataille de Buda contre les turques en 1683. Le Colonel le monta plusieurs années comme cheval de guerre, notamment lorsqu'il commandait le sixième régiment de dragons, pendant la bataille de la Boyne en 1690. Quand il se retira de l'armée, il fit de ce cheval arabe-barbe, un étalon du Haras de County Durham, puis du Yorkshire.Byerley Turk serait peut-être passé inaperçu sans la carrière exceptionnelle de son arrière petit-fils, Hérod (bai, 1758).

  • Darley Arabian : cheval bai sombre pur arabe de la région de Nadj en Arabie, il fut acheté à Alep en Syrie.Il a pour ancêtre l'arabe de course Munaghi et fut élevé par la tribu Anazeh, qui vivait en bordure du désert syrien. Il fut acheté en 1704 au cheik Mirza pour trois cents souverains et installé en 1705 dans la propriété d'Adby Park, dans l'East Yorkshire, chez son propriétaire Thomas Darley, alors consul britannique. Né en 1702, et plus grand que les autres chevaux, avec son 1.52 m, il fut croisé avec la jument Betty Leedes. Flying Childers, né de ce croisement devint le premier véritable "crack" des champs de course : il frappait par son extraordinaire légèreté. C'est ainsi que Darley Arabian fut remarqué et resta dans les annales pour avoir été l'arrière-arrière-grand-père du fameux Eclipse (alezan, 1764), imbattable sur les champs de courses. Eclipse fut élevé, six ans après Hérod, par le Duc de Cumberland.  

 

  • Godolphin Arabian : cheval bai sombre d'origine berbère (souvent appelé Godolphin Barb) il est né en 1724 au Yémen et eut une histoire très mouvementée (à en croire les témoignages de l'époque). Il fut envoyé à Tunis, via la Syrie et offert à Louis XIV par le sultan du Maroc,mais ne fit pas grande impression en France à cause de son caratère trop volontaire. Vendu à un marchand, il tire des voitures dans les rues de Paris où il se fait remarquer par Edward Coke of Derbyshire qui le rachète en 1729. Dès la mort de ce dernier (en 1933) Lord Godolphin en fit l'acquisition et l'employa comme "boute-en-train" pour son Haras de Gog Magog, non loin de Cambridge. On dit qu'il se battit contre l'étalon du haras pour gagner les faveurs de la jument Roxane. Celle-ci donna naissance à Cade en 1934, qui fut le père de Matchem (bai, 1748). Il devint ainsi reproducteur en titre.

Cependant, des contestations existent entre l'appartenance de ces chevaux à la race pur-sang arabe ou à la race Barbe. Comme son nom l'évoque, Byerley Turk est aujourd'hui considéré comme un cheval turkmène, de la race akhal-téké. Cette provenance est d'ailleurs attestée par la société mère des courses en France. Les caractéristiques de la race se sont établies en moins d'un siècle et sont restées inchangées.

Ces trois pur-sang ont créé les trois lignées du Pur-sang Anglais. Par la suite, d'autres pays (notamment la France et les Etats-Unis) créèrent de nouvelles lignées en important des sujets anglais croisés avec des races locales.

Tous les Pur-Sang actuels ont au moins un ancêtre en commun parmi trois étalons originaires du Proche-Orient ou d'Afrique du Nord. Sur les quatre-cent-soixante-quinze étalons (tous de sang oriental) recensés en 1881 par Joseph Osborne, et qui ont participé à l'élaboration de la race, trois seulement ont créé une lignée. Leur croisement avec des juments anglaises, particulièrement puissantes, a produit des chevaux rapides et endurants. Quant aux cents poulinières sélectionnées et inscrites au stud-books, une quarantaine seulement ont perpétué à la lignée directe des juments jusqu'à nos jours. Soumises à une sélection rigoureuse effectuée grâce aux apports constants de sang oriental, elles constituaient le Royal Mares.


Le Pur-Sang-Anglais ne présente pas encore une structure très homogène. On a donc distingué au sein de la race, trois types morphologiques, selon leurs aptitudes :

  • le "stayer", cheval plus petit doté de fond ;
  • le "sprinter", plus haut aux formes allongées, très rapides ;
  • un type "intermédiaire", à la croupe oblique, l'épaule inclinée mais le dos assez court, il est apte aux courses d'obstacles.

Le pur-sang anglais est arrivé en France sous la Restauration avec la mode des courses dans lesquelles il s'imposa très vite devant les chevaux de selle français, non sélectionnés pour le sport. L'élevage français s'implanta principalement en Normandie, surtout dans L'Orne et le Calvados. Il s'agit d'un élevage d'excellente qualité.

Les courses hippiques constituent son domaine de prédilection, principalement les courses de galop, mais également les courses de haies et de steeple chase. Il excelle aussi en concours complet, en saut d'obstacle et, dans une moindre mesure, en dressage .        Les pur-sang mesurent en moyenne 1,65 mètres, et jusqu'à 1,80 m pour les plus grands.

Dotés d'une aptitude exceptionnelle pour la course et la vitesse,  Le pur-sang anglais peut débuter tôt sa carrière, pour les courses de plats (à partir de deux ans) et sur des distances relativement courtes. En grandissant, il est soumis à des distances plus longues et peut ne pas tenir ses promesses. Un pur-sang anglais qui n'excelle pas sur le plat est généralement redirigé sur des courses d'obstacles et éventuellement castré s'il s'agit d'un étalon trop nerveux dont les chances d'être un excellent compétiteur en restant entier semblent faibles.

Les meilleurs pur-sang anglais s'affrontent lors de l'Arc de Triomphe, du Prix du Jockey-Club , du prix de Diane (réservé aux femelles de trois ans), du Derby d'Epsom, de la Breeders' Cup Classic, de la Japan Cup.

Parmi les meilleurs pur-sang de l'histoire des courses de plat, on peut citer Sea Bird, Nijinsky, Brigadier Gerard, Ribot, Secretariat, Man O'War, Mill Reef, Dancing Brave ou encore l'étalon du siècle, Northern Dancer et la fulgurante pouliche Zarkava (née en Irlande -élevage Aga Khan-, puis en France élevée, entrainée par Alain de Royer Dupré) invaincue en 7courses (dont le prix de Diane, la poule d'essai des pouliches, le prix Vermeille et à 2ans,le prix Marcel Boussac) puis après avoir brillé dans la triple couronne française elle étincelle en gagnant LE classique Arc de Triomphe le 5 octobre 2008 contre 14 des meilleurs mâles au monde.

 

 


" Haras D'Omnia " Muriel Parent Tél : 02 99 96 83 11 Port : 06 72 93 13 34 e-mail : haras-domnia@hotmail.fr

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