Le Trotteur Français

Le Trotteur Français

Son origine remonte au début du XIXe siècle et est à rechercher dans l’ouest de la France, particulièrement en Normandie. L'élevage visait alors à répondre aux besoins de l’armée en chevaux de service. Le Trotteur français a depuis lors beaucoup évolué du fait des nombreux croisements effectués et, avec l’arrivée de l’automobile, de sa spécialisation dans les courses de trot.

Dans les années 1830, les éleveurs croisèrent des juments indigènes avec des étalons Pur-sang anglais ou Pur-sang arabes mais les résultats furent décevants. À ce premier type de croisement succéda, dans les années 1840 - 1860, celui avec des demi-sang en provenance d’Angleterre notamment des Norfolk, race de trotteurs aujourd’hui disparue. Apparurent ensuite les croisements avec des Orlov importés de Russie et surtout des Standardbred venus des États-Unis.

Conquérant (1858), Lavater (1867), Normand (1869), Niger (1869) et Phaëton (1871) sont les principaux chefs de race. La quasi totalité des trotteurs français descendent de ces cinq étalons.

L’apport du sang américain ne doit pas pour autant être négligé en termes d’élevage avec notamment, dans l’entre-deux-guerres, Net Worth, The Great Mac Kinney, Sam Williams et Calumet Delco, ce dernier étant un étalon fantôme puisqu’il fonctionna clandestinement dans les années 1940.

En 1864, est fondée la Société du cheval français de demi-sang qui deviendra plus tard la Société d’encouragement à l’élevage du cheval français.

Quarante-trois ans plus tard, paraît le premier tome du stud-book Trotteur Français qui était alors ouvert. Il fut fermé en 1937.

Dans les années 1970 - 1990, survint un second apport de sang standardbred. En effet, Henri Levesque présenta sa championne, la grande Roquépine, trois fois victorieuse du Prix d'Amérique au chef de race américain Star’s Pride puis l’année suivante à l’un de ses fils Ayres. Il en naquit Florestan et Granit qui, n’étant pas inscrits au stud-book, ne purent courir qu’à l’étranger ou dans les « internationaux », épreuves ouvertes aux « chevaux de toutes races et de tous pays ». A la fin de leur carrière de courses, ces deux étalons furent achetés par les Haras Nationaux et autorisés à la reproduction des trotteurs français. Il en alla de même pour un cheval de l'écurie Olry-Roederer (celle de Jamin), Kimberland, par Nevele Pride (autre fils de Star’s Pride), et Astrasia. Puis, dans les années 1980, quelques améliorateurs standardbred purent être utilisés selon des règles très précises émises par la SECF, gestionnaire du stud-book. Le stud-book a depuis lors été refermé mais l’apport de ce second sang américain a marqué le trotteur français devenu beaucoup plus précoce, notamment grâce à un éleveur comme Jean-Pierre Dubois dont les étalons, fortement imprégnés de sang américain, dominent tous les classements.

Les premières courses de trotteurs en France ont eu lieu, en 1836, sur la grève de Cherbourg, à l’instigation d’Ephrem Houel, officier des Haras Nationaux. On privilégia d’abord les courses au trot monté et les longues distances. Il en résulta un animal solide. Mais progressivement, après la Première Guerre mondiale, le trot attelé devint la discipline reine et les chevaux gagnèrent en vélocité. Le Prix d'Amérique fut créé en 1920, en hommage aux morts américains de la Grande Guerre. S’y illustrèrent notamment Pro Patria, premier vainqueur, ainsi que d'autres trotteurs restés dans la légende comme Uranie ou Amazone B. A partir des années 1950, les Gélinotte, Jamin, Roquépine, Une de Mai, Bellino II, Idéal du Gazeau, Ourasi, furent également des chevaux de légende et les ambassadeurs du trotteur français à travers le monde.

Il naît chaque année environ 11 000 trotteurs en France mais le tiers seulement parviennent à se qualifier pour la compétition. En conséquence, beaucoup de chevaux des clubs équestres sont des trotteurs réformés ou n'ayant pas passé les tests de sélection des courses.

Caracteristiques

Le trotteur, s'il n'est pas d'une grande élégance avec son profil parfois busqué et son manque d'allure (bien que certains soient magnifiques avec des allures relevées), est réputé pour son calme, sa gentillesse et sa générosité. Beaucoup de témoignages confirment qu'un trotteur fera tout pour son cavalier, si celui-ci s'en montre digne.

Les modèles légers mesurent entre 1,50 m et 1,60 m tandis que la taille des modèles fort se situe entre 1,60 m et 1,70 m.

Les robes bai et alezan sont les plus représentées.

Utilisation

Les chevaux issus de cette race sont principalement attelés dans les courses de trot, mais ils sont également présents dans d'autres sports équestres tel le saut d'obstacles. Certains des meilleurs chevaux de sport français, comme Galoubet A et Jappeloup de Luze avaient une mère de race trotteur français.

Les reformés peuvent faire de très bons chevaux de loisir et même de sport. Ils constituent une partie importante de la cavalerie des centres équestres grâce à leur bon caractère, leur polyvalence et leur prix peu élevé.

 

" Haras D'Omnia " Muriel Parent Tél : 02 99 96 83 11 Port : 06 72 93 13 34 e-mail : haras-domnia@hotmail.fr

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